Dans le monde réel, le pire n'est jamais certain, et vouloir ici faire un tour d'horizon des attaques SSI serait très prétentieux. En effet, tout ordinateur allumé (est-ce une condition nécessaire lorsque l'on imagine le vol d'un portable ou d'un disque dur ?) et connecté à un réseau est potentiellement susceptible d'être attaqué. Une attaque est l'exploitation d'une faille humaine ou technique à des fins financières :
- Vol d'informations
- Vols d'identité
- Usurpation d'identité
- Usurpation de session
- Exploitation indirecte du système pour des attaques en rebond
- ...etc.
Panorama des attaques :
 source :Microsoft Attaques Logiques :
Panorama des attaques logiques : Remarques : devant l'imagination des cybercriminels, ce panorama n'a pas vocation à être exhaustif.

Social engineering ou Ingénierie sociale : Définition : Manipulation de personnes par le biais de scénarios (situation d'urgence, stress, pression hiérarchie,...) exploitant leur crédulité, leur dévouement, ou mettant en défaut leur vigilance. Il s'agit d'exploiter le maillon faible de tout système de sécurité : le facteur humain. Kevin Mitnick (ex pirate informatique) a écrit un livre sur ce sujet : L'art de la supercherie, démontrant l'efficacité de cette pratique. Hoax ou canulars : Définition :Fausses informations, chaine de solidarité, alerte virus imaginaire ou directive généralement transmise par des courriers électroniques propageant ces fausses informations et enjoignant les destinataires de le faire savoir à un maximum d'autres personnes. Ces messages exploitent la crédulité des utilisateurs qui deviennent eux-même vecteur de la re transmission multiple de ces messages. Effet : Saturation du réseau, perte de temps, désinformation, perte d'image, ...etc. Parade : Politique de sensibilisation des personnels, site de contrôle des rumeurs: exemple www.hoaxbuster.com, www.hoaxkiller.com.
Phishing ou hameçonnage : (source : Wikipédia) Définition : Technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d'identité. La technique consiste à faire croire à la victime qu'elle s'adresse à un tiers de confiance — banque, administration, etc. — afin de lui soutirer des renseignements personnels : mot de passe, numéro de carte de crédit, date de naissance, etc. C'est une forme d'attaque informatique reposant sur l'ingénierie sociale. L'hameçonnage peut se faire par courrier électronique, par des sites Web falsifiés ou autres moyens électroniques. Effet : Vol d'information personnelle et confidentielle (N° carte bancaire= N° visuel), préjudice financier Parade : Vigilence, refuser les message vous demandant de préciser ou repréciser vos coordonnées personnelle venant de votre banque, consulter le site de votre banque et ses mises en garde contre des opérations de phishing en cours.
Le pharming ou reroutage : (source Microsoft) Technique d'escroquerie qui consiste à rediriger le trafic Internet d'un site Web vers un autre site lui ressemblant à s'y méprendre afin de vous faire entrer votre nom d'utilisateur et votre mot de passe dans la base de données du site factice. Généralement dirigées contre les sites bancaires ou financiers, ces attaques visent à obtenir vos données confidentielles afin d'accéder à votre compte bancaire, d'usurper votre identité ou de commettre des délits en se faisant passer pour vous. Cette technique s'apparente au Phishing mais s'avère plus insidieuse car il est possible d'être re-routé vers un faux site à son insu. Effet : vol d'information personnelle et confidentielle, préjudice financier Parade : Vigilance, rejeter tout message vous demandant de cliquer sur un hyperlien sans être absolument certain de l'émetteur, le contacter par tel si nécessaire pour vérifier en cas de doute.
Exemple de "Piratage psychologique" par téléphone : Fourni par Peter Wood Exemple de conseils fournis par Monster suite à une attaque de ses serveurs : Les conseils du Monstre
Infection Informatique : Programmes auto-reproducteurs : Ver : Un ver (d’après la définition de
Peter Denning en 1990) est un programme capable de fonctionner de
manière indépendante. Il se propage de machine en machine au travers
des connexions réseau. Un ver ne modifie aucun programme, il peut
cependant transporter avec lui des portions de code qui pourront, par
la suite, effectuer une telle activité (virus par exemple). Virus : Programme
auto-reproducteur qui passe d’une machine à une autre suite à une
action utilisateur. Il contient ou non une charge finale, c'est à dire
une attaque pouvant prendre des formes diverses comme : Déni de
service partiel ou total, Destruction de données, Bombe à retardement,
Modification de données, Destruction (les procédures de restauration
sont-elles testées ?), Modification lente et aléatoire de données
(propagation aux sauvegardes). On dénombre plusieurs catégories de virus, en fonction de la cible visée dans l'ordinateur : Virus programme : (source Clusif) Les virus programme cherchent à infecter les exécutables binaires compilés. Le principe de fonctionnement est le suivant : 1) le virus est présent dans un fichier exécutable, 2) lorsque celui-ci est exécuté, le virus choisit et contamine un ou plusieurs autres fichiers, 3) il agit généralement par ajout entraînant une augmentation de taille, 4) s’il se maintient résident en mémoire, il infecte d'autres fichiers à l'exécution, ou simplement lors d'une manipulation. Aujourd’hui,
leur diffusion se fait par la messagerie électronique, les disques
partagés et les échanges de fichiers sur le modèle « poste à poste ».
L’infection locale des fichiers sur le poste de travail n’est qu’une
fonctionnalité complémentaire aidant à la propagation du virus au
travers du réseau. Virus Système : (source Secuser) Ces virus
remplacent le secteur d'amorce du disque infecté par une copie
d'eux-mêmes, puis déplacent le secteur original vers une autre portion
du disque. Le virus est ainsi chargé en mémoire bien avant que
l'utilisateur ou un logiciel ne prenne le contrôle de l'ordinateur. Virus macro et virus Interprétés : Les
virus macro sont des virus qui infectent uniquement des documents
(Word, Excel...), en utilisant le langage Visual Basic pour
Application. Ces virus se propagent actuellement dans de fortes
proportions et peuvent malheureusement causer de grands dégâts
(formatage du disque dur par exemple). Les virus interprétés
regroupent principalement les virus de macro et les virus de script. Du
fait de la sophistication des outils de bureautique actuels, tout
fichier de données doit être considéré comme potentiellement dangereux.
Même si aujourd’hui de nombreux standards de fichier n’acceptent pas l’encapsulation de routines automatisables (macros ou scripts), cette technique tend à se développer. Mailers et MassMailers : (source secuser) Ces
virus se servent des programmes de messagerie (notamment Microsoft
Outlook) pour se répandre à grande vitesse, en s'envoyant
automatiquement à tout ou partie des personnes présentent dans le
carnet d'adresses. Leur premier effet est de saturer les serveurs de
messagerie, mais ils peuvent également avoir des actions destructives
pour les ordinateurs contaminés. Ils sont particulièrement redoutables,
car le fait de recevoir un mail d'une personne connue diminue la
méfiance du destinataire, qui ouvre alors plus facilement le fichier
joint contaminé. Pour aller plus loin : Secuser article de Fréderic Bourgeois Programmes simples : Bombe logique : C’est
un programme contenant une fonction destructrice cachée et généralement
associée à un déclenchement différé. Cette fonction a été rajoutée de
façon illicite à un programme hôte qui conservera son apparence anodine
et son fonctionnement correct jusqu'au moment choisi par le programmeur
malveillant. Elle peut être conçue pour frapper au hasard ou de manière
ciblée. Espion ou Spyware : Logiciel exécuté sur un ordinateur à l’insu de son
propriétaire, et conçu dans le but de collecter des données
personnelles (adresse IP, URL consultées,
mots de passe, numéros de cartes de crédit,…) et de les renvoyer à son
concepteur via internet, sans autorisation préalable dudit utilisateur.Un
spyware (ou espiogiciel, mouchard) est un logiciel espion contenant un
programme qui, par Internet, peut recueillir et transmettre les données
personnelles d’un internaute à une régie publicitaire, notamment sur ses intérêts, ses habitudes de téléchargement et de navigation. Tout cela dans un but exclusivement commercial. Ces
mouchards présents dans de nombreux logiciels gratuits (freewares) ou
en version de démonstration (sharewares) s’installent lors du
téléchargement et ne sont pas détectables par l’utilisateur.
Keylogger :Programme espion de surveillance, invisible, notant la moindre activité sur un ordinateur dont toutes les frappes de touches au clavier. Cheval de troie ou Trojan :Programme masquant un code executable malicieux (Vers ou Virus) servant à déclencher une attaque, généralement en ouvrant une porte dérobée (backdoor)sur un système. Agents malveillants (Internet) :Les applets JAVA et les contrôles Active-X entrent dans cette catégorie en véhiculant des programmes qui circulent spécifiquement via Internet. Généralement de petite taille, ils sont autonome (adaptation à l'environnement) et ont une mission précise. Enfin, ils peuvent déclencher des processus d'auto-distribution dès qu'ils sont connectés au réseau. Pour aller plus loin : Wikipedia : Taxonomie des Malwares Clusif : Glossaire des MenacesCME : Initiative pour nommer les Malwares de façon unique (article CERT-IST) Le Journal du Net, Solutions : La cybercriminalité toujours plus professionnelleLe Monde : Cyberdélinquance : Les Pirates devenus Pros Sénat : Cyberdéfense : un nouvel enjeu de sécurité nationale (Rapport R. Romani) PDF de 4 pages Clusif : Panorama de la cybercriminalité en 2006 (PDF de 94 pages) Clusif : Panorama de la cybercriminalité 2007 (video et pdf de 168 pages) Clusfi : Panorama de la cybercriminalité 2008 (video et pdf de 2,5 Mo) Clusif : Social engineering : Influence soumission, manipulation : par la psychosociologue Danielle Kaminsky (PDF de 33 Pages) Clusif : Programmes potentiellement indésirables : Spyware (2008 Pdf de 32 pages)
Le rapport de l' OCDE intitulé Malicious Software (Malware) : A security Threat to the Internet Economy (106 pages, format PDF, en anglais). Définitions JDNet : D'autres attaques : - In session phishing
- Skimming ou scam et vol des informations d'une carte bancaire sur un automate de paiement. (voir aussi la sécurité en video sur ce même site). Ztaz indique qu' "En France, l'Observatoire des cartes bancaires
indiquait, en juillet 2008, que 260 millions d'euros avaient été perdus
sur l'année 2007, soit 6,3 % des dépenses totales effectuées avec une
carte bancaire en France."
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